Sahurs _ 23 novembre 2017


Jeudi 23 novembre 2017 à 14h

Randonnée découverte : Les manoirs du bord de Seine à Sahurs – 10 km (Difficulté : 2/5)

Aujourd’hui nous étions vingt cinq, avec des nouveaux dans le lot, pour venir prendre l’air à Sahurs sous un beau ciel parsemé de gros nuages qu’un beau soleil doré de l’automne réussissait à percer.
Sahurs se trouve au sein de la boucle de Roumare que dessine le premier méandre de la Seine en aval de Rouen. L’environnement est spécifique, entre falaise et fleuve. Ainsi les bords de Seine, qui étaient soumis aux inondations avant que le fleuve ne soit endigué, sont réservés aux prairies.

Plus en hauteur, les habitations s’organisent autour d’une rue principale, ce qui forme un village rue. De part et d’autre de ces villages rue, on trouve les terres de labour.
Nous partons de la mairie de Sahurs pour nous diriger vers le Manoir de Marbeuf. Son constructeur est Louis II de Brézé, Grand Sénéchal de Normandie, premier mari de Diane de Poitiers et grand ami de François 1er aux côtés duquel il avait participé aux guerres d’Italie. Passionné de chasse, il avait construit ce manoir, espérant inviter un jour le Roi à venir chasser en forêt de Roumare.

Le Roi n’est jamais venu, mais le manoir reste, ainsi que sa petite chapelle Notre Dame de la Paix, devenue Notre Dame du vœu depuis que la reine Anne d’Autriche est venue ici prier pour donner naissance à un enfant de sexe masculin : le petit Louis Dieudonné est né quelques temps après ! Pour tout connaître de l’histoire du manoir de Marbeuf et de ses occupants, il faut se référer à l’excellent livre de notre ami (hélas aujourd’hui décédé) Hervé Eveno,

qui raconte en deux tomes, avec l’humour que nous lui connaissions, tout ce qu’il faut savoir sur ce lieu (en vente à la librairie de l’abbaye Saint Georges de Boscherville).

Nous nous dirigeons vers la Seine et nous suivons le chemin de halage, de belles vues sur le fleuve, puis La Bouille

et des paysages qui ont inspiré de nombreux peintres dont Sisley qui y a peint son « sentier au bord de l’eau ».

Nous quittons la Seine pour prendre la rue du Puits Fouquet, presque toutes les maisons ici possèdent un puits.

Il faut distinguer également les fours à pain, dont beaucoup ont été transformés en habitations, ce qui les rend difficilement identifiables. Nous passons devant la ferme des marronniers : il reste de cet ancien relais de poste une magnifique bâtisse en colombages. Les maisons et les bâtiments agricoles qui jalonnent notre chemin sont bâtis avec les matériaux locaux, ce qui présente un harmonieux mélange de pierre de Caumont, de silex et des bois de la forêt de Roumare toute proche.

Nous regagnons ensuite le centre du village ou trône l’imposante mairie-école de garçons à laquelle on a rattaché plus tard l’école des filles. Nous ne verrons pas l’église (la plus ancienne du canton de Grand Couronne, elle est située à environ 2 km en amont du fleuve, très excentrée par rapport au village), il s’agit de l’ancienne chapelle du château des Brédevent.