Le Mont Gargan_ 26 janvier 2018


Balade culturelle : Découverte du Mont Gargan à 14h.

Pour cette première balade culturelle de l’année, nous voici sur les pentes du Mont Gargan, à l’est de notre belle ville de Rouen. C’est notre ami Dominique Samson qui nous fait découvrir son quartier.

Avant le 19e siècle, il n’y avait ici que quelques maisons desservies par des chemins de terre. On doit peut être le nom du lieu à un berger nommé Gargan ou au passage de Gargantua.

Dominique nous conte avec précision l’historique du lieu : l’église Saint Paul, l’escalier qui monte à la colline Sainte Catherine. Ensuite nous gagnons le cimentière, un des premiers ouvert à l’extérieur de la ville, où repose Léonard Bordes, célèbre peintre de l’école de Rouen, qui a souvent reproduit le Mont Gargan.

Notre visite continue en décrivant le nom des rues : avant 1861 seulement une soixantaine de maisons étaient desservies par d’étroits chemins. La route, qui permet d’atteindre le panorama de la corniche de la côte Sainte Catherine, a été créée dans les années 1871/1872 et un certain nombre de rues se terminaient en impasses et n’aboutissaient nulle part.

Le tout à l’égout est commencé en 1970. En 1975 les rues de moins de huit mètres de largeur ne sont toujours pas goudronnées et la dernière rue du quartier sera goudronnée le 21 mai 1991. Jusqu’en 1963, avant que l’on installe l’émetteur du Bois du Roule, on reçoit très mal les images de la télévision.

Dominique continue à nous décrire les différentes rues tout en soulignant les nombreuses anecdotes du quartier : curieusement, compte tenue de la pente du terrain, les pièces des maisons sont positionnées à des étages différents ; il faut descendre dans la salle à manger, monter dans la chambre, redescendre à la cuisine, voire monter à la cave etc..

Compte tenue de la proximité de la gare du nord, le quartier affiche encore quelques témoignages du temps où il était habité par une population de cheminots ( maisons de cadres, bornes etc...)

Aux pieds du coteau, on arrive devant une tour de briques cachée sous des lierres, entre deux immeubles locatifs : c’est le dernier vestige d’un ancien manoir de la Pannevert dit « La Madeleine », construit au XVIIe siècle et qui appartenait à la Chartreuse de la Rose, qui le vendit aux religieux de la Madeleine.

Nous continuons notre descente de la colline pour nous arrêter devant une imposante construction de briques : la filature Léveillé,

une ancienne usine de coton, devenue plus tard la caserne Trupel, puis aujourd’hui garage de la ville de Rouen et qui mériterait une bonne restauration pour mettre en valeur ce bâtiment riche en histoire.

Nous suivons l’Aubette sur les bords de laquelle il reste quelques vestiges des anciennes industries qui fonctionnaient ici.

Nous remontons la colline pour terminer notre visite devant l’école Jules Ferry, inaugurée les 30 novembre et 1er décembre 1935 : deux jours de fête, avec concert et spectacle, vin d’honneur, goûter pour les enfants et pour terminer un bal, il fallait bien tout cela pour fêter l’événement, enfin une école dans le quartier et elle est grande et belle !!!

Il y a encore beaucoup de choses à raconter sur ce mystérieux Mont Gargan, si mal connu des rouennais. Si vous voulez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site internet de Dominique Samson « chroniques du Mont Gargan » : http://www.rouen-off.com/mg/index.php , c’est une véritable merveille qui a servi de support pour la rédaction de ce résumé de balade. Dominique vous y raconte tout sur le Mont Gargan et ses habitants.