La rue des Bons Enfants _ 3 mars 2019


Rendez vous à 14h30

En ces deux après-midis pluvieuses, nous partons à la découverte de la rue des Bons Enfants qui se situe, durant le Haut Moyen Âge, en dehors de l’enceinte de la ville. Ce n’est qu’à partir du XIIe siècle qu’elle se trouve protégée par celle-ci.

La rue tient son nom de l’existence du collège des Bons Enfants, créé par Guillaume de Flavancourt, au profit des pauvres écoliers.

Si nous avions à résumer cette rue, nous pourrions dire que la rue des Bons Enfants est occupée de nombreuses maisons à pans de bois, réparties sur de nombreuses paroisses où à proximité se construisaient des hôtels particuliers.

Un premier arrêt nous permet de découvrir la technique de la maison à pan de bois et son évolution au fil des siècles.

Puis nous nous arrêtons devant la maison où Bernard Le Bouyer de Fontenelle, neveu de Corneille naquit le 11 février 1657.

Savant, poète, philosophe, écrivain polygraphe, son nom est donné à un astéroïde et un cratère sur la Lune. Le surcroit est quant à lui constitué d’un panneau en trompe l’œil.

Puis nous prenons le temps d’observer le n° 84, logis gothique du milieu du XVème, sauvé à la fin des années 70 par la ville et l’Agence nationale pour Amélioration de l’Habitat, par la dépose de la façade et sa réparation à plat en atelier.

Au niveau de l’hôtel d’Angentré

et avec l’aide d’un des propriétaires, nous découvrons les vestiges de l’ancienne église des Béguines

et de l’usine des tissages Schuhl et Hirsch.

Et nous abordons la synagogue, anciennement l’église Sainte-Marie-la-Petite qui est attribuée à partir de 1865 au culte israélite. Elle sera fermée par les Allemands en 1940 pour devenir un poste de secours. Nous devons la synagogue actuelle au cabinet d’architectes François Dumesnil et François Herr, reconstruite après la Seconde Guerre mondiale.

Rue de l’Ancienne Prison, l’hôtel de Basqueville

porte à tort son nom qui correspondait à une autre maison. Plus tard, il devient une fabrique de chaussures d’où la présence d’une enseigne en forme de sabots.

Puis nos pas nous conduisent jusqu’à l’église Sainte-Croix-les-Pelletiers qui au Xe siècle, n’est pas une paroisse mais plutôt une chapelle dédiée à Notre Dame.

Après sa vente en 1792 et une fois désaffectée, elle sert entre-autre de chai à vin jusque vers 1940. Après une phase de restauration, elle est rachetée à la ville de Rouen qui s’en sert de salle de conférence.
A proximité, nous pouvons encore y observer la « boite à sel »

et la fontaine construite au XVIIe siècle à la demande des paroissiens.

Notre visite se termine par la rue Etoupé où se dévoilent une maison avec des armoiries composées d’un blason supporté par deux lévriers colletés et surmontés d’un heaume et la « maison de Jérusalem », classée au titre des Monuments historiques en 1926.

D’après la tradition orale, elle est surnommée ainsi en raison du bas-relief représentant la rencontre imprévue dans la Ville Sainte de deux frères séparés qui s’y retrouvèrent.

Mais n’oublions pas d’observer au passage les différentes sablières mentionnant des millésimes ou reprenant le métier d’un des occupants comme l’officine d’un apothicaire de la fin du 15e siècle,

ou les ouvertures aux décors variés.