La colline de Bonsecours _ 27 avril 2019


Samedi 27 avril : Rendez vous à 14h30.

Randonnée patrimoine : « La colline de Bonsecours » par Alain Hédin.

Randonnée d’une difficulté de 3,5 /5.

Nous voici réunis sur la place du marché de Bonsecours pour une petite randonnée de 7 km autour de la côte Sainte Catherine.
Lorsqu’on est sur cette place qui était autrefois la mare communale, la vue est magnifique sur la basilique : il faut encore l’apprécier car suite à la vente de la ferme Lefebvre toute proche,

les promoteurs veillent et il se peut que dans quelques temps ce magnifique paysage soit remplacé par des immeubles qui viendront encadrer la basilique.

Oublions notre pessimiste et dirigeons-nous vers la descente de l’ancien chemin du tramway. Nous visiterons la basilique, le monument de Jeanne d’Arc et le cimetière une autre fois : il y a tant de choses à découvrir à Bonsecours, que cela mérite une visite détaillée.

La belle pelouse que nous traversons à l’ouest de l’église était autrefois une réserve d’eau destinée à alimenter le funiculaire tout proche qui a fonctionné de 1892 à 1915.

Nous passons devant le nouveau casino de Bonsecours, qui remplace l’ancien si pittoresque, détruit dans un incendie.

Puis on arrive au lieu dit « Haut de la côte » : un petit coup d’œil sur la stèle en hommage à Jean Robic qui a gagné le tour de France en s’échappant au sommet de cette côte.

Le sentier que nous empruntons est le témoignage de l’ancien tracé de la ligne de tramway qui a assuré la desserte de Bonsecours à partir de 1889 jusqu’au 24 février 1953.

C’est aujourd’hui un sentier de randonnée qui offre de nombreuses vues panoramiques sue la ville de Rouen et sa banlieue.

Nous arrivons à « La Grâce de Dieu » : c’est un lieu nommé ainsi par les cochers lorsqu’ils arrivaient ici sans accident avec leurs équipages. On disait alors que c’était grâce à Dieu, tant la descente de la côte était dangereuse. C’est également l’endroit où les conducteurs de tramways se transmettaient le témoin : ce petit bâton donnait la priorité à celui qui le possédait en montant ou en descendant, compte tenu qu’il n’y avait qu’une voie.

Le chemin des Noyers, nous offre des belles vues sur la rive gauche de la Seine.

Après une bonne montée,

nous arrivons sur la plate forme de la corniche où nous découvrons l’ensemble de la ville de Rouen : c’est ici que Victor Hugo la nomme ville aux cent clochers.

La vue est particulièrement splendide : de là, on a sous les yeux quasiment tous les monuments de Rouen et l’ensemble des courants d’architecture du Moyen Âge à nos jours. Il faut imaginer derrière nous, au sommet de la colline, l’emplacement de l’Abbaye Sainte Catherine fortifiée pour la défense de Rouen. Elle fut démolie sous Henri IV, il n’y a plus rien de visible aujourd’hui : les buttes de terres qui ont servi au moto-cross dans les années soixante et les broussailles nous cachent ce patrimoine religieux et militaire.

Nous continuons notre cheminement sur la route de la corniche qui nous conduit au Mont Gargan, un quartier village que nous avons déjà visité et qui possède également un riche patrimoine et une histoire bien particulière.

Bientôt on trouve sur notre droite un petit chemin qui monte et nous fait traverser le bois de Bagnaire, à la sortie duquel on se retrouve dans les rues qui nous conduisent à notre point de départ.

C’est une petite randonnée assez courte, qui fait le tour de la côte Sainte Catherine, mais qu’il faut néanmoins parcourir bien chaussé car les chemins sont pierreux et par endroit à forts dénivelés